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Arrow saison 3 : De héros en super-héros !

Arrow saison 3

Décriée et largement critiquée, la saison 3 d’Arrow a laissé les spectateurs dubitatifs. Après deux saisons qui ont rendu à la CW ses lettres de noblesse, les aventures de l’Archer Vert ont pris du plomb dans l’aile. Pourtant tout n’était pas si noir dans le ciel de Starling City. Arrow a juste payé sa popularité et l’ambition de ses scénaristes. Attention spoilers !

Précédemment dans Arrow

Oliver Queen (Stephen Amell), milliardaire, est retrouvé sur une île déserte, cinq ans après un naufrage qui l’avait laissé pour mort. De retour dans sa ville natale de Starling City, le jeune homme retrouve son passé et tente de s’y adapter. Cependant, Oliver est revenu avec une mission : débarrasser Starling City des criminels qui la contrôlent. Pour cela, il devient le justicier à la capuche et à l’arc.

Au fil des épisodes et des saisons, le personnage d’Oliver évolue : il renonce à tuer automatiquement chacun de ses ennemis, il trouve d’autres moyens pour faire justice. Il se retrouve sur le chemin qui fera de lui un héro accepté dans la ville de Starling. Il devient The Arrow. Autour de lui se crée une équipe, composée de son garde du corps John Diggle et de l’informaticienne Felicity Smoak. S’y ajoutent Roy Harper et Black Canary selon les envies des scénaristes.

Arrow a été le fer de lance de la nouvelle orientation de la CW. Plus sombre, plus violent, le show a permis à la chaîne de gagner en crédibilité et surtout de devenir la demeure des séries de super-héros réussies. Il faut alors banquer sur le succès et les idées des spin-off commencent à germer.

Une saison ambitieuse

Tandis que The Flash vient de réussir l’exploit d’être le pilot le plus regardé de la chaîne, Arrow entame sa 3e saison. Une seule question hantera les 23 épisodes de celle-ci : « un homme peut-il vivre avec deux noms ? ». Confronté à la Ligue des Assassins et au puissant Rah’s Al Ghul, Oliver Queen va devoir faire des choix s’il veut continuer à être le protecteur de la ville. Et cela passe par laisser tomber son identité de millionnaire playboy.

Après une saison 2 à la tension constante et acclamée, la saison 3 prend une autre voie. Elle se reconcentre autour de la dynamique de la Team Arrow et s’attache à développer les relations entre chaque protagoniste. Parmi eux, certains vont enfin embrasser leur destin et devenir leur alter-ego dans les comics : Laurel devient Black Canary, Roy Arsenal et même Thea se dirige vers le super-héro qu’elle était supposée devenir dès le premier épisode. La saison voit également d’autres super-héros entrer dans la danse, quitte à ce qu’ils soient très peu utilisés.

Pourtant Arrow n’oublie pas de dépasser ses limites : elle n’hésite ainsi pas à tuer des personnages importants dès le premier épisode et à augmenter la pression sur les autres. Le point culminant de cette stratégie sera la mort de son personnage principal et de développer, au passage, comment le reste de l’équipe arrive à vivre sans lui.

La saison 3, c’est la saison qui marque encore plus l’évolution d’Oliver. De héro acclamé, il devient un super-héro, obligé d’endosser les responsabilités et de faire des choix radicaux. Quitte à devenir un paria.

Une saison écrasée par le poids des spin-off

Le vrai problème de cette saison 3, c’est la balance entre l’intrigue principale et la nécessité d’intégrer les spin-off dans la continuité. Si jusque là, Arrow avait réussi à se réapproprier les comics et à faire quelque chose de cohérent, dans la saison 3, les scénaristes s’emmêlent les pinceaux. Il leur faut introduire de nouveaux personnages pour soutenir l’intrigue de The Flash, pour tester le potentiel du prochain Legends of Tomorrow ou encore pour élargir l’univers. Les éléments d’Arrow sont susceptibles de servir l’histoire générale. Tout doit ainsi avoir un intérêt.

Cela pèse sur le dynamisme de la saison qui s’enlise dans les allers retours entre la Ligue, les souvenirs d’Oliver (pas vraiment la partie la plus palpitante de sa vie), Nanda Parbat (qui semble être un petit patelin bien sympa à 15 minutes de Starling City), la protection de Thea, la Suicide Squad, l’intégration de Merlyn dans les plans d’Oliver… Cela devient vite confus.

Barry Allen (The Flash) et Ray Palmer (Atom) apparaissent ainsi comme des raccourcis scénaristiques utiles pour sortir les héros des situations dangereuses. Pas de besoin d’explications quand une personne peut aller très vite ou encore voler. Les situations dramatiques perdent en tension. Cela nuit au développement de Palmer, qui devient juste un comic relief très énervant.

Tous ces points font de la saison 3 une saison inégale avec des ambitions qui l’étouffent.

Vers la saison 4

Alors qu’Arrow a bénéficié d’un renouvellement assez tôt dans la diffusion, le season finale ressemble à s’y méprendre à un final de série. La Team Arrow se désagrège, chacun trouve son happy end (ou ce qui s’y rapproche le plus) et Oliver Queen range son arc. Pourtant, les scénaristes savaient depuis un moment qu’ils n’écrivaient pas le dernier épisode de la série.

Si les flashbacks orientent l’histoire vers une possible intégration de la mythologie des Green Lantern, impossible de savoir à quoi s’attendre pour la saison prochaine. Interrogé sur la question, Stephen Amell a confirmé que le justicier The Arrow était fini et qu’il n’endosserai plus le costume. Et si c’était simplement parce que la saison 4 marquera le début d’un nouveau justicier, d’un vrai super-héro : The Green Arrow ? Rendez-vous cet automne pour la réponse !

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